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Liste des derniers articles publiés
  • Redéfinir les critères de la maladie d'Alzheimer

    Au cours de ces dix dernières années, la progression rapide des connaissances au sujet de la maladie d'Alzheimer, a conduit à revoir les critères de diagnostic de la maladie. C'est ce que suggère une équipe internationale de neurologues coordonnée par Bruno Dubois, qui dirige l'Unité Inserm 610 « Neuro-anatomie fonctionnelle du comportement et de ses troubles » (Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris) et Philip Scheltens dans un article paru ce mois-ci dans la revue The Lancet Neurology.
    Ces nouveaux critères plus spécifiques de la maladie, reposeraient à la fois sur des connaissances nouvelles du processus neurobiologique et sur la corrélation, établie grâce à l'imagerie, entre épisodes de perte de mémoire et altérations de zones spécifiques du cerveau. Ils ont l'avantage de proposer un diagnostic beaucoup plus précoce, dès les tous premiers signes de la maladie, bien avant le stade de la démence.

    L'initiative de ce groupe international, a vu le jour en 2005. L'objectif des chercheurs réunis au sein de ce groupe de travail vise à redéfinir des critères diagnostiques, établis en 1984. Depuis plus de 20 ans, les connaissances acquises de la maladie, tant sur le plan de la biologie de certaines zones du cerveau, que des signes cliniques tangibles, permettent, associées à l'apport d'outils tels que la TEP et l'IRM, de proposer des critères plus spécifiques à la maladie d'Alzheimer.

    Il existe un faisceau de preuves aujourd'hui que l'apparition des premiers signes cliniques indique que le processus d'altération du cerveau est en marche, via, notamment, le dépôt de plaques d'une protéine appelée béta amyloïde.

    En clair, lorsque l'on détecte chez le patient des troubles fonctionnels dans le domaine de la mémoire, le processus de dégénérescence du tissu cérébral, est déjà significativement avancé. Aussi, la démarche de Bruno Dubois et ses collaborateurs consiste à tenter de repérer le plus tôt possible les premiers éléments spécifiques (biologiques, cliniques, neuroanatomiques) de la maladie, avant même que les éléments caractéristiques d'un syndrome démentiel ne soient présents.

    Ceci permettrait une intervention à un stade précoce de la maladie, appelé par les chercheurs stade prodromal. Ce stade est défini comme la phase de prédémence de la maladie d'Alzheimer, caractérisée par des symptômes pas suffisamment sévères pour faire partie des critères actuels de la maladie. Les auteurs soulignent l'importance du syndrome amnésique de type hippocampique qu'ils ont défini et qui est trouvé de façon précoce dans la maladie d'Alzheimer, même au tout début.

    Pour le groupe de chercheurs, il est important de définir un cadre de diagnostic de la maladie qui inclut ce stade prodromal, associé à la recherche de biomarqueurs spécifiques, détectées dans le liquide céphalorachidien, c'est-à-dire de molécules qui « signent » la maladie au niveau du cerveau.

    L'apport des techniques d'imagerie cérébrale (IRM et TEP) est évidemment intégré au dispositif diagnostic proposé par les chercheurs. « Les critères redéfinis visent à la spécificité absolue », explique Bruno Dubois. Aujourd'hui, en effet, les outils et critères de diagnostic à la disposition de la recherche sur la maladie d'Alzheimer devraient permettre non plus seulement d'écarter une hypothèse de maladie à symptômes similaires pour finalement, par déduction poser le diagnostic d'Alzheimer, mais bien d'affirmer (ou d'infirmer) spécifiquement la présence d'une maladie d'Alzheimer.

    Les principaux critères de la Maladie d'Alzheimer :
    Critère majeur (obligatoire) :
    - Troubles de mémoire observés par le patient ou ses proches depuis plus de 6 mois
    - Confirmation d'un trouble de la mémoire épisodique à long terme par des tests de mémoire qui montrent un syndrome amnésique de type hippocampique.

    L'un ou plusieurs des critères suivants :
    - Atrophie de l'hippocampe à l'IRM,
    - Taux anormal de biomarqueurs dans le liquide cérébrospinal (protéine tau, AÉ¿)
    --Métabolisme/perfusion réduits dans les régions temporale et pariétale du cerveau, par neuroimagerie fonctionnelle (PET/SPECT)

    Ces propositions, restent bien sur à valider, par des études de cohortes, déjà existantes à l'échelle internationale, ou des cohortes prospectives à mettre en place. Les nouveaux critères proposés, croisés avec ces données recueillies à large échelle devraient permettre d'affiner leur sensibilité, leur spécificité et leur pertinence.

    Pour Bruno Dubois, « il s'agit de données qui permettront de faire ‘éclater' la notion même de démence, un peu taboue à l'heure actuelle, et très mal appréhendée d'un point de vue opérationnel par les spécialistes ».

    Pour les chercheurs, il paraît également évident que les traitements futurs qui permettront de retarder, voire de stopper la progression neurobiologique de la maladie, seront à prescrire, le plus tôt possible, dès les tous premiers signes de la maladie. u[


  • La fumée de cigarette favorise le développement de la DMLA

    C'est l'été et le temps des bonnes résolutions, sport, régime, repos et on arrête de fumer car on sait que la cigarette provoque le cancer. La cigarette peut tuer, les campagnes de sensibilisation le disent à juste titre mais elle pourrait d'abord vous détruire la vision. Et cela, peu de fumeurs le savent.
    C'est que la fumée de la cigarette n'est pas seulement irritante pour les yeux. En intervenant dans la microcirculation cellulaire, elle émet le vieillissement de la rétine. En fait, elle favorise la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), une maladie de la partie centrale de la rétine qui touche en France plus d'un million de personnes. Plusieurs études françaises* et britanniques portant sur la relation entre le tabac et la DMLA et publiées dans des revues scientifiques de premier ordre confirment ce danger.

    Ainsi, le risque pour un fumeur de développer la DMLA est jusqu'à cinq fois plus important que celui d'un non-fumeur. « Pourtant, seulement 10 % des personnes interrogées savent que le tabagisme menace leur vision » confirme Françoise Georges présidente de Retina France.

    La DMLA est une maladie de la macula, la partie centrale de la rétine, la région qui permet de lire. Les gens atteints ne peuvent ni lire ni reconnaître les autres, puisque la DMLA ne laisse intacte que la vision périphérique ou latérale. Ils ne deviennent pas totalement aveugles, mais perdent tout le champ de vision utile pour la lecture, la conduite et la vision fine. .../...


    Le tabac agit aussi sur la cataracte qui se traduit par une opacification du cristallin. Le cristallin sert de lentille réglable, faisant converger la lumière sur la rétine. Lorsqu'il s'opacifie, la vision baisse. On doit alors avoir recours à la chirurgie : le cristallin est extrait et remplacé par un implant artificiel. Il est maintenant reconnu que le tabagisme augmente le risque de cataracte.

    Alors cet été, jetez vos cigarettes et mettez aussi de bonnes lunettes de soleil qui doivent protéger les yeux de la luminosité, filtrer les UV et respecter les couleurs.

    Depuis 1995, elles sont soumises à une réglementation européenne. Elles sont classées en catégories (de 0 à 4 suivant le degré de protection contre les UV) et portent le marquage CE. Elles peuvent être en verre minéral (il se raye peu mais est sensible aux chocs) ou organique (il résiste aux chocs mais se raye facilement). Méfiance donc avec les lunettes de soleil non estampillées CE et les copies à vil prix.

    Depuis 1984, Retina France, association de patients reconnue d'utilité qui vit des dons et legs, finance la recherche médicale en ophtalmologie, conseille et informe les déficients visuels et organise des campagnes de sensibilisation destinées au grand public.

  • Nouvelle campagne de communication pour inciter les femmes à participer au programme de dépistage du cancer du sein

    Près d’une femme sur huit* sera confrontée au cours de sa vie à un cancer du sein. En l’absence de moyens de prévention adaptés, le dépistage est, avec les traitements, un pivot de la lutte contre ce cancer. Trois ans après la généralisation du programme de dépistage organisé du cancer du sein à l’ensemble du territoire national, les résultats sont encourageants mais doivent être consolidés. La participation des femmes de la tranche d’âge concernée (50-74 ans) doit encore progresser pour améliorer l’efficience et conforter la qualité du programme. C’est dans ce cadre que l’Institut National du Cancer (INC), avec le soutien du ministère de la Santé (DGS) et de l’Assurance Maladie, lance une nouvelle campagne d’information pour convaincre les femmes concernées de participer au dépistage organisé.
    Nouvelle campagne de communication pour inciter les femmes à participer au programme de dépistage du cancer du sein
    Les femmes sont de plus en plus nombreuses à participer au programme de dépistage organisé du cancer du sein.

    Ce dernier offre tous les deux ans une mammographie similaire à celle réalisée dans le cadre du dépistage individuel avec toutefois, en plus, une vérification (deuxième lecture) de chaque mammographie négative en première lecture.

    La participation à ce programme continue d’augmenter en France d’après les données publiées la semaine dernière par l’Institut National de Veille Sanitaire (voir encadré ci-dessous). Ainsi, en 2006, plus de deux millions de femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, ce qui représente 49% de la cible et plus de 3 millions de femmes dépistées en 2005 et 2006. Le taux de participation est en constante augmentation ces dernières années, depuis la mise en place du dépistage organisé et sa généralisation en 2004 (33% en 2003 ; 40% en 2004 ; 45% en 2005).

    Un dispositif d’actions national à fort ancrage départemental pour convaincre les femmes de participer au dépistage organisé du cancer du sein

    Dans la continuité des actions d’incitation au dépistage menées en 2005 et en 2006, un dispositif complet de communication est mis en place cette année. Il s’agit de souligner les qualités spécifiques de cette modalité de dépistage (double lecture notamment) ; de prendre appui sur la dynamique de participation ; de valoriser, à chaque fois que c’est possible, les coordonnées des structures chargées d’organiser le dépistage, dans chacun des départements français et enfin, d’impliquer en amont les professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues et radiologues.

    Le dispositif comprend d’une part une annonce dans la presse médicale (parue au mois de mai dernier) pour informer les professionnels de santé en amont du lancement de la campagne et leur rappeler l’importance de leur rôle de conviction auprès des femmes. Mais également, un encart de quatre pages dans le magazine féminin Version Femina pour une diffusion à six millions d’exemplaires début juin.

    Ce dépliant met en exergue les raisons de participer au programme de dépistage organisé (la réduction de la mortalité par cancer du sein ; la double lecture et la prise en charge à 100 % de l’examen) mais il répond aussi aux interrogations courantes des femmes (puis-je choisir mon radiologue ? la mammographie est-elle douloureuse ? ...) et rappelle plus largement l’intérêt que revêt le dépistage pour lutter contre le cancer du col de l’utérus, le cancer colorectal ou les cancers de la peau. .../...


    Le dépistage organisé : la meilleure façon de se faire dépister

    D’abord initié à titre expérimental dans quelques départements français, le programme de dépistage organisé a été progressivement généralisé à l’ensemble du territoire national. Ainsi, depuis 2004, les femmes de 50 à 74 ans sont invitées à participer à ce dispositif construit autour d’une forte exigence d’assurance qualité et d’évaluation.

    Ses modalités pratiques :
    Un courrier personnalisé est envoyé tous les deux ans aux femmes âgées de 50 à 74 ans par une structure de gestion départementale (association financée principalement par l’Assurance maladie et par l’Etat et dans certains départements, le Conseil général). Il invite les femmes à se faire pratiquer un examen clinique des seins et une mammographie (deux incidences : face et oblique).

    Cet examen est pris en charge à 100% et est effectué chez le radiologue choisi par la femme parmi une liste de spécialistes agréés. La radio est lue immédiatement et, en cas d’anomalie, le médecin désigné par la personne est informé et un bilan diagnostique est mis en oeuvre sans tarder. Tout cliché normal ou montrant des images non suspectes est relu par un second radiologue. En cas d’anomalie, le médecin traitant et/ou le gynécologue sont prévenus et assurent généralement le suivi.

    Son exigence de qualité :
    • Le matériel : respect de normes strictes, contrôles réguliers par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS).
    • Les radiologues : justification d’au moins 500 mammographies lues par an (premier niveau).
    • Relecture systématique des clichés normaux ou bénins par un radiologue expert : en moyenne, près de 7 % de l’ensemble des cancers sont détectés grâce à la seconde lecture, selon l’Institut de Veille Sanitaire (InVS). Seul le dépistage organisé permet aux femmes de bénéficier de cette seconde lecture selon des critères précisément établis.

    Les seconds lecteurs ont reçu une formation spécifique et s’engagent à lire environ
    2000 mammographies par an.


    * Risque estimé de développer un cancer du sein avant 75 ans s’il n’y a pas d’autres causes de décès pour la génération née en 1953. L. Remontet et al. Evolution de l’incidence et de la mortalité par cancer en France de 1978 à 2000

    Le cancer du sein : cancer le plus fréquent chez la femme
    Avec 41 800 nouveaux cas en 2000, le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins (36 % de tous les cancers féminins). Il représente plus du tiers des nouveaux cas de cancer en France, et sa fréquence a pratiquement doublé entre 1980 et 2000. C’est la première cause de mortalité par cancer chez la femme : 11 093 personnes en sont décédées en 2003. Depuis le milieu des années 90, les taux de mortalité standardisé par âge sont cependant en baisse, résultat de l’amélioration des traitements et d’une détection plus précoce.

    Cancer du sein : Plus de 3 millions de femmes ont participé au dépistage
    La participation au programme de dépistage du cancer du sein continue d'augmenter en France d'après les dernières données publiées la semaine dernière. Ainsi, en 2006, plus de deux millions de femmes ont eu recours au dépistage organisé du cancer du sein, ce qui représente 49% de la cible et plus trois millions de femmes dépistées en 2005 et 2006. Le taux de participation est en constante augmentation ces dernières années, depuis la mise en place du dépistage organisé et sa généralisation en 2004 (33% en 2003 ; 40% en 2004 ; 45% en 2005).

    Toutefois, précise l’InVS, la participation des femmes au programme de dépistage du cancer du sein est inégale selon les régions pour les années 2005 et 2006. Trois régions (Pays-de-la-Loire, Bretagne, Limousin) présentent des taux élevés de participation (proches de 60%) par rapport à la moyenne nationale tandis que neuf autres (Bourgogne, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, PACA, Picardie, Poitou Charente, Rhône-Alpes, Antilles-Guyane) se situent en moyenne entre 40 et 49%.

    Enfin, seules trois régions présentent des taux de participation plus faibles (Corse, Ile-de-France et Lorraine) inférieurs à 39%.

    L'efficacité d'un programme de dépistage organisé nécessite une participation élevée au moins égale à 70%. Le taux de couverture mammographique par le dépistage organisé, le dépistage individuel et le suivi pour pathologie bénigne ou maligne estimé par le Baromètre cancer 2005 de l'Inpes est proche de 70 %.

  • Cancer : 50% des patients en guérissent

    Cancer : 50% des patients en guérissent
    Selon une étude « unique à ce jour », portant sur 205.000 patients cancéreux diagnostiqués sur une période allant de 1989 à 1997 en France, moins de la moitié d’entre eux décèdent de la maladie dans les 5 ans suivant le diagnostic. Ce constat, trés encourageant, est le principal enseignement de l'étude conduite par le Réseau français des Registres du Cancer (FRANCIM) avec le soutien de la Ligue nationale contre le Cancer. Mais il cache cependant des disparités très importantes.

    Ainsi, la survie à 5 ans semble être plus élevée chez les femmes (63%) que chez les hommes (44%) et diminuer avec l'âge du patient au moment du diagnostic d’un cancer (70% pour les 15-45 ans, 58% pour les 45-55 ans, 50% pour les 55-64 ans et les 65-74 ans et seulement 39,4% pour les plus de 75 ans). En ce qui concerne les quatre principaux cancers (60% de l'ensemble des cancers), la survie à 5 ans est de 85% pour le cancer du sein, de 80% pour le cancer de la prostate, de 56% pour le cancer colorectal et de 14% pour le cancer du poumon.


    Quant aux autres formes de cancers, les résultats suivants ont été publiés : le taux de survie à 5 ans atteint 95% pour les cancers de la thyroïde, du testicule et de la lèvre, mais ne représente que 10% à peine pour les mésothéliomes de la plèvre, les cancers du foie et du pancréas, beaucoup plus difficiles à identifier de manière précoce, comme pour le cancer du poumon.

  • Ménopause : quel traitement pour quels risques ?

    Ménopause : quel traitement pour quels risques ?
    Selon une nouvelle étude de l’Inserm, réalisée entre 1999 et 2006 auprès de 881 femmes sous traitement hormonal de la ménopause (THM) et publiée le 20 février dernier dans la revue Circulation, les oestrogènes administrés en patch ou en gel, très majoritairement prescrits en France, présenteraient un degré d’innocuité nettement supérieur aux oestrogènes administrés sous formes orales. Cette étude démontre de surcroît que le risque serait aussi fonction du type de progestatif prescrit : tandis que la progestérone naturelle ou ses dérivés ainsi que les progestatifs de type « pregnane » n'auraient pas d'influence sur le risque de thrombose veineuse, les dérivés « norpregnanes » le multiplieraient par trois.


    En France, 70 % des femmes traitées pour lutter contre les troubles liés à la ménopause prennent des oestrogènes par voie transdermique, contre seulement 3 % aux États-Unis et 30 % en Grande-Bretagne. Quant aux progestatifs, 35 % des Françaises sont sous progestérone naturelle (dite micronisée), 39 % sont sous pregnanes, et 23 % sous norpregnanes.

    Très encourageants, ces résultats confirment donc en grande partie ceux issus de l'étude E3N (Inserm) à propos cette fois des risques de cancer du sein. Menée sur un échantillon de 70 000 femmes traitées par THM, cette étude avait alors démontré que, si ce type de traitement augmente sensiblement le niveau de risque, les patientes qui prennent de la progestérone naturelle ne présentent à contrario aucune augmentation notable de développement d’un cancer du sein.

  • Grippe : le seuil épidémique est franchi

    Grippe : le seuil épidémique est franchi
    Selon les dernières informations transmises par le réseau de surveillance national « Sentinelles » de l’Inserm, le seuil épidémique de la grippe vient d'être franchi ce mardi, un pic étant attendu d'ici à la fin de la semaine.

    Sur le plan national, le seuil épidémique de 165 cas pour 100.000 habitants est déjà largement dépassé, les derniers pointages faisant dores et déjà état de 990 cas pour 100.000 habitants.


    Aucune région ne semble épargnée dans l’hexagone. Cependant, les régions Paca, Bourgogne, Aquitaine, Centre et Champagne-Ardennes sont plus exposées, le seuil de 1000 cas recensés pour 100.000 habitants ayant été dépassé depuis quelques jours.

    Même si ce crû 2007 de la grippe semble être bien moins virulent que les années précédentes (moins de 1% des cas se traduisent par une hospitalisation), il convient de rappeler que le virus peut avoir des conséquences particulièrement grave chez les personnes vulnérables, telles que les enfants et les personnes âgées.

  • Champix : le nouveau médicament anti-tabac est en vente

    Champix : le nouveau médicament anti-tabac est en vente

    Deux semaines après l’entrée en vigueur du décret anti-tabac fixant les conditions d’application de l’interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, les laboratoires Pfizer lancent aujourd'hui leur dernière création : Champix.

    Commercialisé à partir de lundi prochain, le Champix est un composé anti-tabac qui possède un mode d’action inédit sur le marché : il agirait directement sur les mêmes récepteurs neuronaux que ceux de la nicotine et se révèlerait ainsi capable d’inhiber la sensation des fumeurs après la prise d’une cigarette. Exit donc le plaisir et les sensations liées à la prise de votre cigarette préférée.


    La Haute Autorité de Santé étudie en ce moment même la possibilité d'accorder à ce nouveau médicament un forfait de prise en charge de 50 euros par an, comme pour les autres substituts nicotiniques, ainsi que son éventuel remboursement par la sécurité sociale, selon le service de presse des laboratoires Pfizer. Interrogé sur cette question, Xavier Bertrand, ministre de la Santé, affirme que le Champix sera remboursé « sans tarder et sans hésiter », s'il fait la preuve de son efficacité… Affaire à suivre donc.

    Les deux seules études menées pour l’instant en France auraient démontré que le Champix serait « deux fois plus efficace que le Zyban », selon le site spécialisé Doctissimo.fr. Des résultats qui restent cependant à confirmer, même si les laboratoires Pfizer se targuent d’avoir mis au point une molécule, la varénicline, censée donner de très bons résultats: prés de 40% des fumeurs arrêteraient ainsi de fumer lorsqu’ils suivent le traitement.

  • Bioéthique : ce que veulent les Français

    Bioéthique : ce que veulent les Français

    L’Agence française de la Biomédecine vient de présenter aujourd’hui le résultat d’une enquête d’opinion sur la bioéthique, menée à l’échelon national auprès de 1086 personnes, à l'occasion des premières rencontres parlementaires dédiées à la préparation de la prochaine révision de la loi de bioéthique.

    Selon les résultats publiés, 53% des Français considèrent que les mères porteuses doivent être autorisées en France et 46% qu'une veuve doit "pouvoir être fécondée avec le sperme congelé de son mari".

    Pour 78% des sondés, les techniques d'assistance médicale à la procréation (AMP : fécondation in vitro, insémination...) représentent les solutions à privilégier en cas de difficultés à procréer, loin devant l'adoption (32%) ou le renoncement au projet parental (26%).


    Parmi les autres enseignements marquants ce cette étude, on relèvera que 91% des personnes interviewées se prononcent contre le recours à l'AMP pour les femmes de plus de 50 ans, et 72% pour les hommes de plus de 50 ans. Pour 55% des sondés, seuls les couples hétérosexuels doivent pouvoir bénéficier de l'AMP, alors que 29% sont favorables à ce que des couples homosexuels feminins puissent également y avoir accès. Pour 38%, une femme célibataire doit également pouvoir bénéficier d’un tel recours à la procréation artificielle..

    Par ailleurs, 80% des personnes interviewées espèrent que la recherche sur l'embryon et la génétique permettra de découvrir de nouvelles thérapies. En revanche, le clonage est nettement rejeté par 91% des Français pour qui l’utilisation de cette technique "va trop loin".

    On notera enfin que 80 % des personnes interrogées considèrent que les institutions religieuses ne doivent pas intervenir dans ces questions.

    Pour lire l’intégralité des résultats de cette étude : cliquez sur le lien ci dessous

  • Santé : la fracture sociale augmente

    Santé : la fracture sociale augmente
    Contrairement au cliché communément accepté et validé par un récent classement de l’Organisation Mondiale de la Santé, selon lequel la France pourrait s’enorgueillir du meilleur système de santé du monde, notre pays affiche de larges inégalités sociales face à la mort et en matière de santé. C’est ce que tend à démontrer Martin Hirsch, Conseiller d’État, Président d’Emmaüs France et Directeur général de l’Agence nouvelle des solidarités actives dans le dernier numéro du Bulletin épidémiologique hebdomadaire : « l’espérance de vie augmente régulièrement, mais les inégalités de santé ne se réduisent pas ! Certaines ont même tendance à s’aggraver ».

    « Ces inégalités sociales face à la santé sont particulièrement marquées pour les populations les plus vulnérables. Ainsi, l’espérance de vie des personnes à la rue, sans domicile fixe, est d’environ 45 ans, d’après les quelques données disponibles. Autrement dit, l’espérance de vie des plus pauvres en France est plus proche de l’espérance de vie au Sierra Léone (34 ans), pays qui a l’une des espérances de vie les plus courtes au monde, que de l’espérance de vie de l’ensemble de la population française. »


    « Autrefois, la pauvreté tuait brutalement. Aujourd’hui, elle tue tout aussi sûrement, mais plus lentement. Des inégalités qui ne touchent pas seulement les extrêmes, mais qui sont marquées entre les ouvriers et les cadres. Elles apparaissent précocement puisque dès l’école on détecte des différences dans la prise en charge des troubles de la vue, des caries dentaires et bien sûr dans l’évolution du surpoids, » précise Martin Hirsch.

    Les plus instruits, les catégories de professions les plus qualifiées et les ménages les plus aisés bénéficieraient ainsi en toute logique d’une espérance de vie plus longue et se trouveraient globalement en meilleure santé.

    Pour Martin Hirsch, la réduction des inégalités de santé demeure donc l’une des priorité de la cohésion sociale et doit être, à ce titre, la priorité des politiques de santé dans les années à venir.

    Pour en savoir plus :
    Le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire

  • Le café retarderait l'évolution du déclin cognitif chez les hommes âgés

    Selon une récente étude autrichienne parue dans le Journal Européen de la Nutrition Clinique, la consommation de trois tasses de café par jour retarderait le déclin cognitif chez les hommes âgés, indique un article publié sur le site dédié au café et à la santé Santecafenews.net
    Le café retarderait l'évolution du déclin cognitif chez les hommes âgés
    On connaissait les effets bénéfiques du café -psychostimulant le plus consommé au monde- sur le diabète, il semblerait maintenant qu’il soit également bon pour nos neurones. La caféine qu'il contient agit directement sur le système nerveux central et augmente les performances cognitives. Cependant, aucune donnée sur la relation entre consommation de café et déclin cognitif chez les sujets âgés n'était jusqu'à maintenant disponible.

    Cette étude de cohorte prospective a suivi, pendant dix ans, 676 hommes âgés de 70 à 90 ans et issus de Finlande, Italie et Hollande. Leur consommation quotidienne de café a été estimée et de nombreuses informations (âge, niveau d'éducation, consommation d'alcool et de tabac) récoltées. .../...


    Les performances des sujets ont été évaluées tous les ans par le test MMSE (Mini Mental State Examination). Les résultats de cette étude montrent que les fonctions cognitives des consommateurs de café ont décliné de 1,2 points et celles des non consommateurs de 2,6 points. En outre, le plus petit déclin cognitif relevé a été celui des sujets consommant trois tasses par jour (4,3 fois plus faible que chez les non consommateurs). Ces effets pourraient être dus à l'action de la caféine.

    En se fixant sur les récepteurs A2A de l'adénosine, elle stimule la sécrétion d'acétylcholine qui agit sur les fonctions mnésiques contrôlées par l'hippocampe. En outre, le café contient également du magnésium et des polyphénols, aux propriétés antioxydantes.

    Alors un petit café, oui ! Mais avec modération pour les personnes présentant des troubles cardiaques.

    Pour en savoir plus
    • Van Gelder BM et al. “Coffee consumption is inversely associated with cognitive decline in ederly european men : the FINE study”. Journal Européen de la Nutrition Clinique

  • L'Inpes lance Santé à tout âge, une série de programmes courts pour la santé senior

    Dans le cadre de son programme annuel de prévention auprès des personnes âgées, l’Inpes s’associe à France 2 et France 3 pour la diffusion d’une série de programmes courts « i[La santé à tout âge]i » ayant pour objectif d’inciter les personnes de plus de 60 ans, nouvellement retraitées, actives et en bonne santé, à adopter des réflexes au quotidien pour rester en bonne santé plus longtemps.
    Une série de 28 programmes d’une minute a été réalisée, abordant un ensemble de problématiques inhérentes au vieillissement (digestion, sommeil, audition, acuité visuelle, mémoire, ménopause, etc.)

    Chacun délivre une information précise sur le processus de vieillissement de l’organisme et des conseils pratiques pour ralentir ou retarder ce processus. Ces programmes adoptent un ton didactique et détendu, insistant sur les bénéfices de certaines habitudes à acquérir au quotidien en matière, notamment, de nutrition, d’activité physique, de prise de médicaments.

    Ils seront présentés en alternance par les journalistes Sophie Aurenche et Michel Cymès. Bien connus et appréciés du grand public, ils apportent à l’émission une crédibilité sur les sujets liés à la santé. L’essentiel du propos sera illustré en animations 3 D.

    La diffusion des programmes courts aura lieu du lundi 8 janvier au vendredi 2 mars 2007, du lundi au vendredi à 13h40 sur France 2 et à partir du 6 janvier 2007 jusqu’au 16 février 2007 du lundi au vendredi à 20h20 et les samedi et dimanche à 18h50 sur France 3. .../...


    De nombreuses thématiques seront abordées dans ces programmes : l’hypertension ; l’hypotension au lever ; le diabète de la personne âgée ; les troubles du sommeil ; les troubles de la mémoire ; le glaucome ; la presbytie ; l’insuffisance veineuse ; le vieillissement et la perte musculaire ; l’ostéoporose ; l’arthrose ; les troubles de l’audition ; les effets indésirables de la ménopause ; l’andropause ; le dépistage du cancer de la prostate ; les risques de cancer du colon ; le transit intestinal ; l’hygiène bucco-dentaire ; la peau ; le métabolisme des médicaments ; les interactions médicamenteuses ; la dépression ; le système immunitaire des personnes âgées ; la prise de médicament en période de grand froid ; les effets du grand froid sur l’organisme ; le cœur et les artères et les poumons.

    Parallèlement à la diffusion de ces programmes courts, le Guide nutrition à partir de 55 ans continuera à être largement diffusé. Basé sur les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS), il apporte des conseils adaptés pour une alimentation équilibrée et une activité physique au quotidien. Ce guide est accessible sur le site de l’institut :
    www.inpes.sante.fr

    L’Inpes poursuit également la diffusion de deux déclinaisons de ce guide, à savoir : le Guide nutrition pour les aidants des personnes âgées, destiné aux professionnels et à l’entourage familial entourant des personnes âgées fragilisées vivant à domicile, ainsi que le Livret d’accompagnement destiné aux professionnels de santé visant à les sensibiliser à leur rôle d’éducation du patient en matière de nutrition.

  • Un tiers des 35ans+ suit un traitement contre l'Hypertension et 6 millions de malades possèdent un appareil d’automesure

    Depuis 2001, le Comité Français de Lutte contre l’Hypertension Artérielle (CFLHTA) mène des enquêtes FLAHS* quasi-annuelles ayant comme objectif d’établir un tableau de bord de l’hypertension artérielle en France, et vise notamment à faire le point sur la prise en charge et le nombre des hypertendus. La dernière en date, qui parait à quelques jours de la Journée nationale de lutte contre l’hypertension (12 décembre 2006), a été réalisée par TNS Healthcare Sofres et montre qu’un tiers des plus de 35 ans prennent un traitement contre l’hypertension.
    Mais cette année, le CFLHTA a souhaité aller plus loin que d’obtenir de simples informations épidémiologiques. Il s’est interrogé sur le quotidien des hypertendus -pathologies associées, comportements alimentaires, possession d’un appareil d’automesure, antécédents familiaux.

    Selon cette nouvelle étude, il existe ainsi 14,4 millions d’hypertendus en France, dont 7,6 millions suivent un traitement. Seuls 2,3 millions d’hypertendus sont traités et contrôlés en automesure. Un tiers (31%) de la population prend un médicament contre l’hypertension artérielle. 6% des 35-44 ans sont traités et les hypertendus traités atteignent 58% après 75 ans.

    L’hypertension artérielle est associée très souvent à une autre maladie : la dyslipidémie (hypercholestérolémie en majorité). Toujours selon FLAHS 2006, un quart (23%) de la population a une dyslipidémie traitée et une personne sur dix (10,6%) de la population prend simultanément des médicaments pour l’hypertension artérielle et la dyslipidémie.

    L’Indice de Masse Corporelle (IMC) des hypertendus traités est de 27,3 et celui de la population non traitée est de 25,1 ce qui indique que l’hypertension est particulièrement associée au surpoids et à l’obésité. Rappelons que l’on considère qu’une personne est obèse lorsque son IMC est supérieur ou égal à 30.

    Avant 55 ans, l’obésité touche 40% des hypertendus et 12% des personnes non traitées. Chez les personnes âgées de + de 75 ans, 18% des hypertendus traités et 9% de la population non traitée est concernée. Par ailleurs, plus d’un hypertendu sur trois présente une obésité abdominale. Cette dernière résulte de l'accumulation de tissu adipeux autour des organes situés dans l'abdomen. Chez une femme cela correspond à un tour de taille supérieur à 88 cm et chez l’homme à 102 cm. Enfin, précise l’étude, 38% des hypertendus traités ont une obésité abdominale, contre 22% de la population non traitée.

    21% des hypertendus traités de moins de 55 ans déclarent aimer manger salé. Mais ils ne sont que 12% chez les non traités. Après 55 ans, l’écart se resserre jusqu’à s’inverser après 75 ans : 2,7% des hypertendus traités mangent salé contre 9,3% des personnes non traitées. Pratiquement la moitié (48 %) des hypertendus traités déclarent avoir un parent, un frère ou une sœur soigné pour de l’hypertension artérielle. Chez la population non traitée, ils ne sont que 18% à présenter des antécédents familiaux. .../...


    Chez les hypertendus traités, plus d’un sur trois possède un appareil d’automesure alors qu’ils n’étaient qu’un sur quatre en 2004. A total, ce sont près de six millions de personnes qui sont ainsi équipées d’un appareil d’automesure contre 4 millions uniquement en 2004. Un constat s’impose donc : hypertendus ou non, ils sont de plus en plus nombreux à opter pour cet équipement à domicile. Parmi eux plus de la moitié (53%) privilégie le tensiomètre au bras contre un tiers en 2004. Un personne sur cinq (19%) de la population des sujets âgés de plus de 35 ans possèdent un appareil d’automesure et plus d’un tiers (36%) des hypertendus traités possèdent un tensiomètre contre 11% chez les personnes non traitées.

    La très forte augmentation sur la période 2004-2006 du nombre des auto-tensiomètres possédés par les hypertendus suggère que les nouvelles recommandations de l’HAS et les campagnes menées sur le thème de l’automesure ont eu un impact sur l’utilisation de cette technique en France.

    15% des 35-44 ans utilisent le tensiomètre régulièrement (au moins une fois par mois) contre près d’une personne sur trois après 75 ans. Avant la visite médicale, aucune personne de 35-44 ans ne prend sa tension artérielle, et seul 4% le font après 75 ans.

    Un hypertendu sur cinq affirme que l’hypertension artérielle a des répercussions dans sa vie quotidienne et 21% des hypertendus estiment que l’hypertension artérielle a un impact important dans leur vie. 90% de leur famille, 37% de leurs amis et 10% de leurs collègues de travail connaissent leurs traitements : des données presque similaires aux données concernant la dyslipidémie.

    *FLAHS 2006 : étude menée sur un échantillon de 3.389 individus âgés de plus de 35 ans, vivant en France métropolitaine.

    Un kit de suivi proposé par le CFLHTA
    Votre pression artérielle systolique varie entre 13 et 14 ? Vous êtes un homme de plus 45 ans ou une femme de plus de 50 ans ? Vos parents sont hypertendus ? Vous avez récemment pris du poids ? Vous êtes plutôt sédentaire ? Vous aimez manger salé ?...

    En quelques clics, il sera désormais possible de connaître ses prédispositions à l’hypertension sur le site Internet du CFLHTA, www.comitehta.org.

    Les 1.000 premiers participants potentiellement à risque pourront pendant un an suivre des recommandations peu contraignantes et qui ont montré leur efficacité sur la baisse de la pression artérielle :
    - une perte de poids de 3 à 4 kg sur 18 mois fait baisser la pression artérielle systolique de 6 mmHg en moyenne et réduit de près de 46% le risque de devenir hypertendu.
    - pratiquer une activité physique régulière (20 minutes et 3 fois par semaine) réduit en moyenne de 4mmHg la pression artérielle systolique.
    - diminuer sa consommation d’alcool à des niveaux raisonnables –2 verres de vin par jour maximum- réduit la pression artérielle systolique de 4mmHg en moyenne.

    Le suivi consistera à prendre sa pression artérielle, à se peser et à mesurer son tour de taille trois fois dans l’année. Chacun pourra enregistrer ses données sur Internet et visualiser les progrès réalisés pour sa santé sur un espace qui lui sera dédié.

    Un kit gratuit offert aux inscrits
    Les participants au programme recevront un appareil d’automesure pour connaître leur pression artérielle, un mètre ruban pour mesurer leur tour de taille, une fiche de suivi et des brochures d’informations sur la prévention et le traitement de l’HTA.

    Pourquoi l’automesure ?
    Plus de 4 millions de sujets, hypertendus ou non, possèdent un appareil d’automesure de la pression artérielle ! Si cette idée fait son chemin… De nombreux efforts restent encore à faire.

    Pour élaborer un relevé fiable avant la visite chez le médecin, il est indispensable de relever quotidiennement sa pression artérielle à domicile grâce à un appareil d’automesure et selon des règles strictes. Ceci permet d’effectuer des mesures de la tension dans les meilleures conditions de repos du système cardio-vasculaire.

    La règle des 3 ou comment bien utiliser son appareil d’auto-mesure ?
    L’hypertension artérielle permanente est définie lorsque la pression artérielle est à plusieurs reprises supérieure à 140 mmHg (systole) pour la pression maximale ou supérieure à 90mmHg (diastole) pour la pression minimale. Multiplier les mesures permet de mieux évaluer le niveau de tension au repos.

    Il est donc conseillé d’effectuer :
    - 3 mesures consécutives, le matin entre le lever et le petit déjeuner à quelques minutes d’intervalles
    - 3 mesures consécutives le soir, entre le dîner et le coucher, à quelques minutes d’intervalles
    - 3 jours de suite

  • La pollution augmente les risques cardiaques chez les seniors

    La pollution atmosphérique peut être responsable d'un excès de risque d'hospitalisation pour causes cardio-vasculaires, notamment chez les personnes de 65 ans et plus, selon une étude* de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publiée cette semaine sur son site internet.
    La pollution augmente les risques cardiaques chez les seniors
    Il s'agit de l'une des premières études françaises multicentriques qui se penche sur les liens entre la pollution de l'air et les hospitalisations, à partir de données recueillies en routine dans les hôpitaux (PMSI).

    L'objectif de cette étude était d'analyser les liens à court terme entre la pollution atmosphérique décrite par quatre indicateurs (dioxyde d'azote, ozone, particules fines PM10 et PM2,5) et les admissions hospitalières pour causes respiratoires et cardio-vasculaires.

    Elle a porté sur huit agglomérations françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen et Toulouse). Selon les villes, la période étudiée variait de 31 à 71 mois entre 1998 et 2003, en fonction de la disponibilité des différentes données. .../...


    Les résultats établissent un lien significatif entre d'une part les niveaux de particules fines (PM10 et PM2,5) et de dioxyde d'azote, et d'autre part le nombre journalier d'hospitalisations pour causes cardio-vasculaires, en particulier chez les personnes de 65 ans et plus. Ce lien est encore plus élevé pour les hospitalisations pour cardiopathies ischémiques**. Chez les seniors de 65 ans et plus, les niveaux d'ozone sont également significativement associés à une augmentation du risque d'admission à l'hôpital pour causes respiratoires.

    Cette étude, indique le communiqué de l’InVS, « montre que les niveaux ambiants de pollution atmosphérique rencontrés en routine dans les agglomérations françaises, bien que proches des objectifs de qualité légaux, sont significativement liés aux risques d'hospitalisation notamment pour causes cardio-vasculaires ».

    * Programme de surveillance air et santé (Psas). Relations à court terme entre les niveaux de pollution atmosphérique et les admissions à l'hôpital dans huit villes françaises. Rapport disponible sur le site de l'InVS

    ** Les cardiopathies ischémiques correspondent à une ischémie (insuffisance d'oxygénation du muscle du coeur. Les formes les plus courantes sont l'angor (angine de poitrine) et l'infarctus du myocarde.

    Pour aller plus loin, lire aussi :
    Pollution : un véritable danger pour les seniors de plus de 65 ans
    Mexique – Des seniors servent à étudier les effets de la pollution sur la santé
    A Singapour, les maisons de retraite cessent toute activité extérieure à cause de la pollution
    Angleterre – La pollution coûterait 10 ans de vie aux Londoniens

  • Une dent recréée à partir de cellules de la moëlle osseuse

    Une étude récente menée par une équipe strasbourgeoise sur des animaux a montré que les cellules de la moelle osseuse étaient capables, après différenciation, de donner naissance aux cellules impliquées dans la construction de l’émail et de la dentine*. Il ne serait donc plus nécessaire d’envisager un « banque » de cellules souches dentaires provenant des dents de lait, car elles seraient disponibles chez chaque patient tout au long de leur vie.
    Une dent recréée à partir de cellules de la moëlle osseuse
    La dent est un des organes les plus complexes du corps humain. Elle met en jeu plus d’une centaine de gènes qui contrôlent son développement, sa forme, la dureté de l’émail et de la dentine. Si les fonctions de ces gènes sont biens connues, les chercheurs ne savent pas encore comment bien les contrôler.

    Depuis 2001, des recherches chez l’animal ont montré qu’il était possible de reconstruire une dent à partir de cellules souches de dents de lait exfoliées. Un simple « grattage » de la paroi pulpaire, à l’intérieur de la dent, permet la récupération de ces cellules souches non différenciées.

    Transplantées sous la peau, elles sont capables de donner naissance à de la dentine, de l’émail, des cellules adipeuses ou encore des cellules nerveuses. Injectées ensuite dans l’os, les cellules offrent des perspectives de reconstruction de structures dentaires. .../...


    Aujourd’hui, les chercheurs essaient de contrôler de manière efficace la constitution de la dent (orientation, minéralisation, taille…). Ces résultats s’annoncent prometteurs pour la régénération de dents dans un futur très proche mais pour que cette découverte profite à tous, il fallait jusqu’à présent envisager une « banque » de cellules souches dentaires provenant de dents de lait.

    Maintenant, indique le docteur Henry Magloire de Lyon, « il est envisageable de reconstruire une dent à partir d’un simple prélèvement sanguin du patient. D’ici à dix ans, des applications cliniques de régénération de dents verront le jour au cabinet dentaire… »

    * The journal of dental research 2006

  • 51% des Français considèrent le cancer comme la principale préoccupation de santé

    Un récent sondage intitulé « Regards croisés sur le cancer », réalisé par l’institut IFOP pour le compte du laboratoire AstraZeneca, dont les résultats ont été publié cette semaine, montre que de toutes les maladies, le cancer reste la principale préoccupation des Français en matière de santé.
    Cette enquête* confirme que le cancer demeure la maladie qui inquiète le plus les Français, devant les maladies cardiaques (40%) et les rhumatismes (38%), et bien devant la maladie d'Alzheimer (30%). En effet, 51 % des personnes interrogées (grand public) se montrent préoccupés par cette pathologie, 43 % déclarent connaître une personne atteinte de cancer et 48 % des personnes de l’entourage interrogées déplorent le décès d’un de leur proche à cause du cancer.

    Lorsqu’on interroge les patients et les professionnels de santé sur les thèmes abordés lors de l’annonce du diagnostic, ceux-ci évoquent en priorité des traitements prévus (87 % des patients et 94 % des professionnels de santé). « Cette focalisation sur les informations scientifiques permet au patient d’objectiver la discussion et de se mettre à distance de ses émotions », commente Alain Bouregba, psychologue-psychanalyste.

    En matière de traitement, si la chimiothérapie est le traitement le plus connu du grand public (94 %), en revanche, les patients se montrent davantage satisfaits par la chirurgie (92 %). « L’acte chirurgical possède une image salvatrice qui rassure le patient dans la mesure où on lui « extirpe » son mal, en revanche le terme satisfaction est paradoxal. On sait combien un traitement chirurgical peut être moins bien vécu par le patient sur le plus long terme au regard des conséquences « mutilatoires » » tempère Alain Bouregba. .../...


    En ce qui concerne les effets secondaires, les patients déclarent également souffrir principalement de fatigue (47 %). « Le terme de fatigue couvre une réalité non seulement physiologique mais aussi psychologique. Non seulement la fatigue est difficilement mesurable et donc complexe à prendre en charge par le médecin. Mais sa prédominance révèle aussi les difficultés du patient à lutter contre la maladie et sa fragilité dans un contexte d’état dépressif » éclaire ainsi Alain Bouregba.

    Les patients, leur entourage, les professionnels de santé et le grand public attendent encore beaucoup de l’efficacité des traitements (99 % des professionnels de santé, 98 % de l’entourage et 96 % des patients), mais ils sont aussi demandeurs d’une prise en charge psychologique (90 % du grand public, 86 % des professionnels de santé, 78 % des patients et 75 % de l’entourage).

    Parallèlement, le laboratoire est aussi à l’initiative d’un ouvrage intitulé « Carnets Partagés », conçu à partir de témoignages écrits par des patients ou par leur entourage et de photographies issues d’un concours réalisé avec le magazine Photo. Pour cet ouvrage, une thématique a prévalu : « les petites victoires » sur le cancer, celles qui marquent au quotidien la vie de ceux qui en souffrent ou qui le soignent.

    Cet ouvrage sera mis à disposition des services hospitaliers afin de soutenir les patients, leur entourage et les soignants qui luttent quotidiennement contre la maladie.

    * L’institut IFOP a interrogé 208 professionnels de santé, 1 022 personnes du grand public, 648 patients et 414 personnes de l’entourage pour permettre de confronter le vécu et les attentes de chacun par rapport au dépistage, à l’annonce du diagnostic, aux traitements utilisés, à la prise en charge médicale et à l’accompagnement matériel et psychologique.

  • Effet bénéfique d’une association de deux médicaments pour lutter contre le cancer de la prostate

    Aujourd’hui, on estime qu’en France, chaque année, 40.000 décès seraient liés à un cancer de la prostate, maladie qui touche plus particulièrement les hommes de plus de 50 ans. Dans ce contexte, une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) vient de mettre en évidence l'effet bénéfique dans le traitement de cette maladie, chez la souris, de l'association de deux médicaments actuellement utilisés pour traiter le diabète et l'épilepsie.
    Effet bénéfique d’une association de deux médicaments pour lutter contre le cancer de la prostate
    Ces travaux, publiés dans la revue Molecular and Cellular Biology, réalisés par deux chercheurs de l’Inserm (Jean-Sébastien Annicotte et Lluis Fajas) et leurs équipes devraient ouvrir de nouveaux axes de recherche pour le traitement de cette pathologie, seconde cause de mortalité par cancer chez l'homme. Des essais cliniques sont aujourd'hui à l'étude par Stéphane Culine au Centre régional de lutte contre le cancer de Montpellier.

    « Dans de nombreux cas de cancers de la prostate et notamment pour des stades avancés, les stratégies thérapeutiques hormonales utilisées s'avèrent inefficaces. Il est donc nécessaire d'envisager de nouvelles approches pour le traitement de cette pathologie » indique en préambule le communiqué de l’Inserm.

    Des études récentes ont mis en évidence qu'un récepteur nucléaire (nommé PPARy) jouait un rôle important dans la prolifération des cellules cancéreuses. Activé par un ligand spécifique, le complexe ligand/récepteur bloque cette multiplication incontrôlée, précise le communiqué.

    Par ailleurs, d'autres études de l'équipe ont montré que la capacité de PPARY à stopper la prolifération des cellules cancéreuse était stimulée par une autre famille de molécule : les inhibiteurs d'histone déacétylase. .../...


    Ces deux constats laissent suggérer que PPARY puisse devenir une cible thérapeutique intéressante. Les chercheurs ont donc testé, chez la souris, un traitement novateur combinant ces deux molécules : un agoniste de PPARY (c'est à dire une molécule mimant l'action du ligand spécifique) et un inhibiteur d'histone déacétylase.

    Et les résultats obtenus sont probants. Non seulement cette association médicamenteuse bloque la progression de la tumeur sur des cancers localisés, mais elle stoppe également le mécanisme d'invasion de la tumeur lors de cancer métastasés.

    La réalisation d'essais clinique chez l'homme est d'ores et déjà à l'étude. L'utilisation de cette association de médicaments déjà connus dans le traitement du diabète et de l'épilepsie, devrait permettre aux chercheurs de s'affranchir de longues étapes inhérentes à tout essai clinique.

    Ces travaux ont reçu le soutien de l'association pour la Recherche contre le Cancer (ARC),de la Ligue contre le Cancer, et de la Fondation pour la Recherche Médicale (FRM).

    La prostate en quelques mots
    La prostate est une petite glande située sous la vessie qui entoure la partie supérieure de l'urètre (canal traversant le pénis et conduisant l'urine et le sperme à l'extérieur). Elle sécrète un liquide épais et clair qui se mélange aux spermatozoïdes pour former le sperme.

    Cette glande peut être le siège de plusieurs affections, telles que l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), l'infection aiguë ou chronique de la prostate et le cancer. Ces maladies peuvent provoquer des symptômes similaires : difficultés ou douleurs pour uriner, mictions fréquentes (en particulier la nuit) et besoins impérieux d'uriner.

    Chez l'homme, le risque d'affection de la prostate augmente avec l'âge. Les antécédents familiaux, des origines africaines et une alimentation riche en graisses animales et pauvre en fruits, légumes et poissons peuvent également accroître le risque de maladie de la prostate. Tous les hommes, en particulier ceux de plus de 50 ans, doivent donc être vigilants et consulter leur urologue en cas de doute.

    (Source : Association Européenne d'Urologie)

  • Seniors et alcool : un guide québécois met en garde les plus de 65 ans

    Educ’alcool, un organisme québécois d'information, de prévention et d'éducation en matière de consommation d’alcool, vient de lancer la troisième monographie de sa série Alcool et Santé : L'alcool et les personnes âgées, qui vise à répondre, dans un langage simple et accessible à des questions importantes sur la relation à l'alcool des personnes âgées de 65 ans et plus. Un sujet souvent ignoré, occulté ou oublié.
    Seniors et alcool : un guide québécois met en garde les plus de 65 ans
    Ce n'est pas par hasard que cet organisme publie cette brochure d'information sur la consommation d'alcool chez les personnes de plus de 65 ans. Avec le vieillissement de la population québécoise, l'organisme estime qu'il importe de traiter de ce sujet particulièrement sensible.

    De fait, la génération des baby-boomers arrive aujourd'hui à l'âge de la retraite. Elle a des moyens financiers supérieurs à ceux de la génération qui l'a précédée. Elle a développé des habitudes de consommation d'alcool différentes. Elle entend profiter pleinement de ses loisirs et bien vivre cette période de sa vie.

    Toutefois, avoir plus de moyens ne signifie pas avoir des moyens tout court. Cela ne signifie pas non plus être immunisé contre les problèmes liés à l'âge. L'augmentation de l'espérance de vie, si elle constitue en soi une excellente nouvelle, entraîne un fait incontournable : il y a de plus en plus de personnes qui sont de plus en plus âgées et elles attribuent trop souvent à leur âge des problèmes qui pourraient être liés à leur consommation d’alcool.

    Educ'alcool estime qu'il est difficile de donner des indications précises sur la surconsommation d'alcool chez les personnes âgées, chaque individu ayant un profil différent. Cependant cet organisme note l'importance de bien faire la distinction entre la consommation abusive, qui est consciente, et la consommation dangereuse, qui ne l'est pas. Il formule, en conséquence, les trois recommandations suivantes :

    Etre sur ses gardes
    Parce que le changement des proportions des masses liquide et graisseuse ainsi que le ralentissement du métabolisme des personnes âgées provoquent une alcoolémie plus élevée à quantités d'alcool égales et à poids égaux, il faut recommander aux personnes de plus de 65 ans d'être attentives aux effets de l'alcool sur leur organisme et de réduire leur consommation en conséquence.

    Les médicaments et l'alcool
    Parce que la polymédication est courante chez les seniors et que les interactions entre l'alcool et les médicaments sont fréquentes, Educ'alcool recommande aux personnes de plus de 65 ans, lors de l'acquisition de tout nouveau médicament d'ordonnance, de se renseigner systématiquement auprès d'un médecin ou d'un pharmacien sur les interactions et les incompatibilités possibles entre ce médicament et la consommation d'alcool.

    L'entourage des aînés
    Parce que les personnes âgées constituent un groupe fortement à risque de consommer de l'alcool de façon dangereuse -de manière non intentionnelle– et qu'un tel problème peut se cacher sous des symptômes généralement attribués au vieillissement, cette structure recommande que l'entourage -famille, proches, amis, médecins et professionnels de la santé- des personnes de plus de 65 ans soit informé, vigilant et soucieux d'intervenir.

    De fait, puisque la consommation dangereuse est souvent décelée par une autre personne -un médecin, une infirmière, un membre de la famille ou un aidant naturel-, cette publication s'adresse autant aux aînés qu'à tous ceux qui les entourent. « Ces derniers doivent en effet être attentifs aux personnes âgées qu'ils côtoient » souligne Educ’alcool qui rappelle par ailleurs « qu'à tout âge, même et surtout après 65 ans, la modération a bien meilleur goût ».

    Télécharger le guide sur le site internet d’Educalcool.qc.ca

    Pour aller plus loin, lire aussi
    Alcool : les baby-boomers boivent trop et se ruinent la santé
    Seniors et alcoolisme : un thème trop souvent tenu secret et oublié
    Informer les seniors sur les risques liés à l'alcool pour qu'ils réduisent leur consommation

  • DHEA : pas de bénéfices pour les seniors, mais pas d'effets secondaires non plus

    Une récente étude réalisée par des médecins du département d'endocrinologie de la Mayo Clinic à Rochester (Minnesota) sur la DHEA, parue dans la célèbre revue scientifique « New England Journal of Medicine » semble démontrer que ce traitement n’a aucun effet bénéfique sur les personnes âgées.
    DHEA : pas de bénéfices pour les seniors, mais pas d'effets secondaires non plus
    Selon cette étude américaine, il semblerait donc que la DHEA, célèbre anti-âge rendu populaire par le professeur Etienne-Emile Beaulieu, soit sans effet sur la santé physique des sujets âgés.

    Pendant deux ans, ces chercheurs américains ont conduit une étude portant sur 87 hommes et 57 femmes en bonne santé et âgés de plus de 60 ans.

    Durant cette période, les sujets masculins ont reçu de la DHEA et de la testostérone à faible dose ; les sujets féminins n’ont reçu que de la DHEA à faible dose. Dans les deux groupes, les médecins ont administré à une partie des patients un placebo.

    Selon les conclusions de cette étude, aucun changement significatif n’a pu être noté sur les différents marqueurs du vieillissement : composition corporelle, performance physique ou qualité de vie. « Pendant presque deux ans, nous avons restauré les niveaux de DHEA (ndlr : cette hormone produite par les glandes surrénales diminue avec l’âge) chez ces sujets âgés pour atteindre les taux observés chez de jeunes personnes, mais nous n’avons noté aucun effet bénéfique » indique l'un des auteurs, le docteur Nair. « Sur la base de cette étude, il n’y a aucune preuve que la DHEA ait un effet anti-âge ».

    Les patients masculins qui ont reçu de la testostérone ont vu une légère augmentation de leur masse maigre. En revanche chez ces volontaires, la DHEA et la testostérone n'ont entraîné que de faibles bénéfices en ce qui concerne leur densité osseuse –nettement moins en tout cas que les thérapies actuelles, précisent les chercheurs. Chez les femmes, la DHEA a augmenté la densité minérale osseuse mais uniquement au niveau du poignet.

    Par contre, le point positif est qu'aucun effet secondaire majeur n'a été rapporté. Cependant, les scientifiques soulignent que la durée de cette étude reste relativement courte (deux ans) et que ces effets ne peuvent être mesurés que sur le long terme.

    Les résultats de cette étude viennent donc contredire d'autres rapports qui avaient été rédigés précédemment sur la DHEA. A l’origine, cette hormone a été prescrite comme anti-âge car les scientifiques avaient notamment constaté que les personnes vivant très âgées présentaient un taux de DHEA supérieur aux autres.

    Au risque de fâcher certains industriels, le docteur Nair n'hésite pas à conseiller aux seniors d'arrêter d'utiliser la DHEA, qui selon lui n'a aucun effet anti-âge.

  • A l'approche de l'hiver : une nouvelle campagne de vaccination anti-grippale

    « Aujourd’hui la grippe ne bénéficie d'aucun traitement curatif totalement satisfaisant et parce que les différents virus de la grippe ont la propriété de se modifier au fil du temps, la vaccination annuelle est le seul moyen de prévention efficace » indique un communiqué de l’Assurance Maladie. Dans cet esprit, une campagne d’information débutera le 23 octobre prochain, avec pour objectif une augmentation significative du taux de couverture vaccinale des 65-69 ans et des personnes souffrant de certaines maladies chroniques.
    Alors que le taux de vaccination des 70 ans et plus est de 67%, il reste insuffisant chez les 65-69 ans (53 %) et chez les personnes souffrant de certaines maladies chroniques (54%). L’Assurance Maladie a donc choisi cette année d’axer prioritairement sa campagne d’information sur la vaccination des 65-69 ans et des personnes souffrant de certaines maladies chroniques, autour d’une signature qui, sous forme d’une évidence, est un conseil : « La grippe, le plus simple, c’est de se faire vacciner »

    Encourager la vaccination chez les 65-69 ans
    Les 65-69 ans bénéficient de la prise en charge de la vaccination antigrippale depuis 2000. Bien que le taux de vaccination de cette population ait progressé ces dernières années pour passer de 47% en 2001 à 53 % en 2005, il demeure insuffisant. En effet, même si les 65-69 ans ne se perçoivent pas comme des personnes âgées et ne soient pas considérés comme telles, ils restent d’un point de vue médical plus fragiles. De plus, ayant une vie très active, il serait dommage qu’ils soient immobilisés par la grippe.

    … Et chez les personnes souffrant de certaines maladies chroniques
    Aujourd’hui, plus de 800 000 personnes de moins de 65 ans sont concernées par une des 9 maladies chroniques prises en charge à 100%. La couverture vaccinale de ces personnes demeure insuffisante : seules 54 % d’entre elles se sont faites vacciner en 2005. Or, le virus de la grippe est d’autant plus virulent qu’il trouve un terrain propice en cas de pathologie sous-jacente. C’est pourquoi les personnes les plus fragiles, parmi lesquelles les personnes atteintes de certaines maladies chroniques, doivent être vaccinées en priorité.

    Un vaccin pris en charge à 100%
    Un formulaire de prise en charge du vaccin est envoyé en septembre/octobre par l’Assurance Maladie à plus de 8 millions de personnes (personnes de 65 ans et plus ou personnes souffrant de certaines maladies chroniques prises en charge à 100%). Ce formulaire est constitué de deux volets. Le premier volet concerne la prise en charge du vaccin antigrippal et doit être rempli par le médecin (pour la prescription) et par le pharmacien pour la délivrance du vaccin. Le second volet concerne la prescription de l’injection du vaccin. Il permet au médecin, s’il le souhaite, de prescrire l’injection par un(e) infirmier(ère).

    Les vaccins seront disponibles dans les pharmacies à partir du 12 octobre prochain.

    Le dispositif de la campagne
    En complément d’une information directe par le courrier de prise en charge, les 8 millions d’assurés concernés par cette vaccination seront également sensibilisés par une campagne qui se déployant en radio, presse magazine et Internet. Les trois messages radio seront diffusés à partir du 23 octobre.

    Médecins, pharmaciens et infirmières, ces professionnels de santé prescripteurs et relais seront également sensibilisés au cours de cette campagne par une brochure d’information qui leur est dédiée ; des outils d’information (affichettes, dépliants) seront mis à leur disposition pour leur cabinet. Un partenariat avec des associations de patients permet de diffuser des fiches d’information pour des personnes souffrant de certaines maladies chroniques.

    Le médecin traitant, au centre du dispositif
    Le médecin traitant joue un rôle essentiel en matière de prescription de la vaccination antigrippale parce que d’une part, les personnes de 65 ans et plus constituent l’une des populations les plus exposées au risque des effets indésirables liés à la prise de médicaments - on parle aussi de iatrogénie médicamenteuse - et que d’autre part, le médecin traitant est le seul à disposer d’une vision globale de l’état de santé de ses patients lui permettant de juger de l’opportunité ou non de la vaccination. La dimension préventive du médecin traitant prend ici tout son sens.

    La grippe et sa vaccination : en bref
    La grippe se transmet par l'inhalation de fines gouttelettes projetées dans l'air lorsqu'un sujet infecté parle, tousse ou éternue.
    - Le vaccin n'est efficace qu'au bout de 10 à 15 jours, il est donc fondamental de se faire vacciner avant la déclaration des 1ers cas de grippe.
    - La vaccination est efficace pendant 1 an, il est donc important de la renouveler chaque année.
    - Le vaccin est gratuit pour les personnes les plus fragiles : personnes âgées de 65 ans et plus et personnes souffrant de certaines maladies chroniques.

    Saison 2006-2007, composition du vaccin recommandée par l’OMS pour l’hémisphère nord :
    Trois souches analogues à :
    A/New Caledonia/20/99 (H1N1) (inchangée)
    A/Wisconsin/67/2005 (H3N2) ou A/Hiroshima/52/2005 (nouvelle)
    B/Malaysia/2506/2004 ou B/Ohio/1/2005 (nouvelle)

  • Nouvelle grande campagne d'information sur le glaucome

    A l’occasion de la Journée Mondiale de la Vue, le 12 octobre prochain, la SFO (Société Française d’Ophtalmologie), le CLG (Comité de Lutte contre le Glaucome) avec le soutien du laboratoire Pfizer lancent une campagne d’information sur le glaucome, maladie oculaire qui évolue essentiellement à partir de 40 ans.
    Nouvelle grande campagne d'information sur le glaucome
    L'objectif de cette campagne (radio, presse et Internet) qui se déroulera jusqu’à fin décembre, est d'expliquer au public ce qu'est le glaucome et de l'inciter à s'informer davantage lors d'un prochain rendez-vous chez l'ophtalmologiste.

    Le glaucome, maladie insidieuse de l’œil, est la deuxième cause de cécité dans le monde, après la cataracte*. En France, un million de personnes présenteraient un glaucome, or seules 650.000 sont traitées et environ 400.000 personnes ignorent qu’elles en sont atteintes**.

    Qu’est-ce qu’un glaucome ?
    Le glaucome est une maladie oculaire fréquente, qui évolue essentiellement à partir de 40 ans.
    La forme la plus répandue, chronique et asymptomatique, est le « glaucome à angle ouvert ». Il représente 80 % des cas. Cette maladie est due à une élévation de la pression intraoculaire, qui entraîne une atteinte définitive du nerf optique et du champ visuel.

    Le glaucome à angle ouvert passe longtemps inaperçu parce qu’il est le plus souvent indolore et qu’il n’entraîne pas de gêne notable au début. Il ne suscite donc pas naturellement une démarche du patient vers son médecin**.

    Pourtant il s’agit d’une maladie chronique grave, qui nécessite un traitement quotidien de longue durée, en l’absence duquel, elle peut rendre aveugle**. Cette maladie de l’œil est irréversible, mais celle-ci peut être contrôlée dans la majorité des cas, si elle est prise en charge suffisamment tôt**.

    Il existe également une autre forme de glaucome, beaucoup plus rare, appelé « glaucome aigu ou glaucome à angle fermé », qui entraîne une élévation brutale de la pression intraoculaire et qui nécessite une consultation ophtalmologique en urgence en raison du risque de cécité en quelques heures.

    À quoi est dû le glaucome ?
    Le glaucome est dû à une élévation de la pression intraoculaire (PIO). Cette augmentation de la pression est la conséquence d’un écoulement difficile du liquide intraoculaire (ou humeur aqueuse) au niveau du trabéculum, filtre d’évacuation du liquide. Ce filtre s’obstrue peu à peu, ne laisse plus correctement passer l’humeur aqueuse, qui, elle, continue à être produite à l’intérieur de l’œil. L’excès de pression qui en résulte (hypertonie oculaire) comprime l’arrière de l’œil entraînant une destruction des fibres du nerf optique ayant pour conséquence un rétrécissement progressif du champ visuel pouvant mener à une cécité totale**.

    Quels sont les facteurs de risques ?
    L’apparition d’un glaucome est favorisée par plusieurs facteurs : une pression intraoculaire élevée ; un âge supérieur à 40 ans ; des antécédents familiaux (cas de glaucome dans la famille) ; une forte myopie ; certains troubles cardiovasculaires ou encore l’origine ethnique (notamment les personnes originaires d’Afrique noire et des Antilles)*

    Comment se fait-on dépister ?
    Le dépistage du glaucome est conseillé dès l’âge de 40 ans. Les examens réalisés par les ophtalmologistes sont simples, indolores et rapides : ils consistent en une mesure de la pression intraoculaire, un examen du champ visuel et un examen du fond de l’œil. En fonction des résultats, l’ophtalmologiste pourra porter son diagnostic et adapter le traitement au patient**.

    Traitement du glaucome :
    L’objectif du traitement est d’abaisser la pression à l’intérieur de l’œil (PIO) afin d’empêcher la progression de la maladie. Pour cela, différentes solutions existent : le traitement médicamenteux (collyres) permettant soit d’augmenter l’élimination de l’humeur aqueuse soit de réduire sa production ; le traitement par laser ou le traitement chirurgical. Comme pour toute maladie chronique, le suivi et le respect du traitement jouent un rôle essentiel pour prévenir son évolution. Il est important de ne jamais interrompre le traitement sans l’avis de l’ophtalmologiste car son arrêt favorise la remontée de la PIO et la progression du glaucome.

    * Bron A. Glaucomes, Savoir utile !, Sabinus & Santé, MEDI-TEXT Editions, Paris, 2003
    ** Nordmann JP et Denis P. Le glaucome – guide à l’usage des patients, Editions
    Médicales Bash, Paris, 2004

    Questions des patients
    - Ai-je usé mes yeux ?
    Rien ne permet d’incriminer une utilisation importante de la vision dans l’apparition ou l’aggravation d’un glaucome.
    - Des médicaments ont-ils pu provoquer mon glaucome? Y-a t-il des contre-indications médicamenteuses ?
    La cortisone en collyre ou par voie générale (comprimés) peut révéler ou déclencher un glau¬come à angle ouvert chez des sujets prédisposés. Certains médicaments qui dilatent la pupille peuvent déclencher un glaucome à angle fermé chez des sujets prédisposés.
    - Le glaucome est-t-il dû au tabac ? Dois-je arrêter de fumer ?
    Le tabac n’est pas à l’origine du glaucome mais il peut provoquer des atteintes du nerf optique. Le tabac est aussi connu pour abîmer les vaisseaux sanguins et le nerf optique a besoin d’être bien irrigué pour bien fonctionner. Il est donc vivement recommandé d’éviter de fumer si on est atteint d’un glaucome. Il est également recommandé de lutter contre les facteurs de risque cardio-vasculaire qui altèrent les vaisseaux sanguins et donc l’irrigation du nerf optique.
    - Y a-t-il un rapport entre ma tension artérielle et ma tension oculaire ?
    Non il n’y a pas de rapport entre la pression intra-oculaire (qui est la pression du liquide intra-oculaire, l’humeur aqueuse) et la tension artérielle (qui est liée à la pression du sang qui coule dans les vaisseaux sanguins)
    - Si je porte des lunettes, suis-je protégé contre le glaucome ?
    Non, car les lunettes corrigent les troubles de la vue (myopie, hypermétropie, astigmatisme et presbytie) mais ne protègent pas du glaucome qui est une maladie du nerf optique.
    - J'ai plus de 40 ans et une très bonne vue, dois-je me faire dépister pour un glaucome ?
    Oui, car seul un dépistage systématique permet de détecter et donc de traiter précocement le glaucome. D'évolution lente, le glaucome peut rester silencieux durant de nombreuses années. L'absence de symptômes est trompeuse puisque pendant ce temps, la maladie continue de progresser ; la baisse de la vision ne survient que tardivement dans l'évolution de la maladie.
    - Est-ce qu'on guérit du glaucome chronique ?
    Non, le glaucome chronique est responsable d'atteinte définitive du nerf optique et du champ visuel : les lésions qui touchent le nerf optique ne peuvent régresser. Le glaucome n'est donc pas une maladie réversible, mais pris en charge suffisamment tôt, il est bien contrôlé dans la majorité des cas.
    - Le glaucome, est-ce une forme particulière de cataracte ?
    Non, ce sont deux maladies différentes ; la cataracte est une opacification du cristallin qui entraîne une baisse de la vision réversible après intervention chirurgicale
    - Est-ce que c’est contagieux ?
    Non, le glaucome n’est pas dû à une infection, il n’y a donc aucun risque de contagion. Cependant, plusieurs personnes d’une même famille peuvent être atteintes en raison d’une prédisposition familiale.
    - Peut-on prévenir le glaucome ?
    Il n’existe pas de traitement préventif du glaucome chronique à angle ouvert. Dans certains cas, la présence de facteurs de risque incite à faire une intervention au laser : l’iridotomie (trou microscopique dans l’iris) préventive du glaucome par fermeture de l’angle.
    - Puis-je voyager ? Prendre l’avion ?
    Les voyages sont permis. Il n’existe pas de danger à prendre l’avion ou un autre moyen de transport.
    - Puis-je faire du sport ?
    Si vous n’avez pas été opéré, oui. La seule restriction dépend de l’état de votre acuité visuelle et de votre champ visuel. Si vous avez été opéré, la pratique d’une activité sportive est déconseillée durant le mois qui suit l’opération et dépend du type de sport.
    - Mes yeux sont-ils plus fragiles ?
    Le glaucome ne fragilise pas les yeux. Cependant, si vous avez été opéré, il faut être plus attentif et consulter rapidement en cas d’infection oculaire.
    - Puis-je continuer à porter des lentilles de contact ?
    Oui, mais il faut instiller les collyres après avoir ôté vos lentilles de contact et ne remettre celles-ci qu’après un délai minimum de 15 minutes.
    - Puis-je continuer à me maquiller ?
    Oui, le maquillage des cils et des paupières n’a pas d’incidence sur le glaucome.
    - Dois-je prendre des précautions pour lire, regarder la TV, travailler sur ordinateur ?
    Non, il n’y a pas de précaution particulière pour lire. Se servir de ses yeux ne fait pas augmenter la pression intra-oculaire et n’aggrave donc pas un glaucome.
    - Dois-je me protéger du soleil, de l’eau des piscines, des risques de poussières ?
    Si vous avez été opéré, il faut éviter les infections oculaires qui peuvent être banales sur un œil non opéré mais beaucoup plus graves sur un œil ayant bénéficié d’une chirurgie. Il n’y a cependant pas de contre-indication à se baigner une fois passée une période post-opératoire d’un mois environ.
    - J’oublie régulièrement de mettre mon collyre anti-glaucomateux car je n’ai pas mal aux yeux : est-ce que cela a une importance sur l’évolution de mon glaucome ?
    Oui, car le glaucome est une maladie indolore qui évolue sans que vous ne vous en rendiez compte. L’arrêt ou l’oubli du traitement favorise la remontée de la pression intra-oculaire (PIO) et donc la progression du glaucome. Afin d’être efficace, le traitement doit donc être régulier et bien suivi.

    Consultez ces sites Internet pour plus d’information
    La Société Française d’Ophtalmologie (SFO)
    Le Comité de Lutte contre le Glaucome (CLG)
    Prévention Glaucome