Même si Fabien Barthez et Bruce Willis ont positivement changé l'image des chauves dans notre société, la majeure partie des personnes concernées par l'alopécie reste désireuse de trouver une solution pour récupérer leur belle chevelure d'antan.
Il suffit de consulter les archives télévisuelles de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) pour constater que de nombreux présentateurs, chanteurs, acteurs, hommes politiques et vedettes de «
tout poil » ont réduit en l'espace de quelques mois l'apparition de leur crâne dénudé. Explication : la plupart ont eu recours à la greffe de cheveux.
Revenons donc –rapidement- sur cette technique apparue pour la première fois au Japon dans les années 30 grâce aux premières transplantations réalisées par le docteur Issagawa. Puis, la méthode évolue et se popularise avec le développement en 1952 de la technique du « punch standard » (voir ci-dessous) qui reste prédominante jusque dans les années 1980. Arrive alors la technique de la bandelette, (également connue sous le nom de FUSS – Follicular Unit Strip) qui progresse dans les années 1990 avec la découpe des greffons sous microscope : la bandelette prélevée est ainsi divisée en unités folliculaires qui sont réimplantées à l'aide d'un forceps sur les sites d'implantation créées avec des aiguilles ou des micro-lames.
Mais il existe aujourd'hui en France une nouvelle technique, la FUE (Follicular Unit Extraction), qui a tout d'abord été pratiquée en Australie par le docteur Wood avant d'être popularisée par les docteurs William Rassman et Robert Bernstein, puis améliorée par le docteur James Harris.
L'innovation de ce procédé réside dans le prélèvement des greffons avec des punchs d'un millimètre de diamètre. La Clinique Matignon à Paris a été la première en Europe à utiliser des micro-forets de 0.75 mm de diamètre permettant de prélever directement les micro-greffes folliculaires qui sont ensuite placées sur les régions chauves à l'aide d'un « implanter » de 0.80 mm.
Cette technique, qui exige habilité, minutie, entraînement et expérience de la part des praticiens, permet de corriger les calvities débutantes ou moyennes chez l'homme et la femme, de densifier des zones où les cheveux préexistent, de reconstruire les sourcils, de camoufler les cicatrices disgracieuses provenant d'interventions précédentes, de liftings et de retirer les pelades définitives. Elle peut aussi être envisagée en complément de la technique de la bandelette.
Aujourd'hui, il suffit de surfer sur Internet pour constater que la technique FUE est devenue très populaire. Cependant il faut être très vigilant aux imitations et opérateurs qui proposent des variantes de FUE, notamment avec des instruments de diamètre supérieur à 0,75 mm car ils endommagent inévitablement la zone donneuse…
Pour plus de renseignements, consultez le site Internet :
www.fue.fr
Bibliographie : « FUE, une révolution technique » Editions SOPED