Cette mesure, censée empêcher les dirigeants de sociétés de partir sous des cieux fiscaux plus cléments, a immédiatement soulevé l'indignation de la gauche et a été brocardée par la presse, comme dans le quotidien Libération qui a titré : "Un plan d'aide aux riches - les actionnaires à la fête, c'est l'UMP qui régale".
Mais selon Jean-François Copé, seuls les salariés détenteurs de titres de leurs entreprises bénéficieront de la mesure : "On a aligné des têtes de patrons en disant : 'ceux-là ils ne payeront plus'. Ce n'est pas vrai. Ceux-là sont exonérés depuis le gouvernement de M. Rocard, soit depuis 1988…", a-t-il dit. Et le ministre de préciser sur France Inter : "On tourne à chaque fois autour des mêmes principes, d'un côté être juste (...) et puis d'autre part ce qu'on appelle le patriotisme économique, c'est-à-dire faire en sorte d'éviter les délocalisations".
Pour le premier secrétaire du PS, François Hollande, cette mesure est une "provocation" de plus qui constitue "la signature de la politique gouvernementale depuis 2002 : ni efficace économiquement ni juste socialement". "Dans ce moment où nous sommes dans la semaine de la misère, où nous apprenons que trois millions de nos compatriotes vivent en dessous de 600 euros par mois, pour le gouvernement et pour Jacques Chirac, les plus nécessiteux sont les plus riches", a-t-il dit. Il a précisé que la gauche annulerait "bien sûr" en cas de retour au pouvoir en 2007 cette mesure fiscale, qui selon lui s'applique aux "8.000 personnes les plus riches du pays".