En France, 70 % des femmes traitées pour lutter contre les troubles liés à la ménopause prennent des oestrogènes par voie transdermique, contre seulement 3 % aux États-Unis et 30 % en Grande-Bretagne. Quant aux progestatifs, 35 % des Françaises sont sous progestérone naturelle (dite micronisée), 39 % sont sous pregnanes, et 23 % sous norpregnanes.
Très encourageants, ces résultats confirment donc en grande partie ceux issus de l'étude E3N (Inserm) à propos cette fois des risques de cancer du sein. Menée sur un échantillon de 70 000 femmes traitées par THM, cette étude avait alors démontré que, si ce type de traitement augmente sensiblement le niveau de risque, les patientes qui prennent de la progestérone naturelle ne présentent à contrario aucune augmentation notable de développement d'un cancer du sein.