Il y a cent ans cette année, le neurologue et psychiatre Alois Alzheimer identifiait la terrible maladie qui devait porter son nom. Un siècle plus tard, près de 860 000 personnes en France sont victimes l'Alzheimer et plus de trois millions de Français vivent au quotidien avec la maladie, qu’ils soient conjoints, enfants, « aidants » ou personnels de santé. Aucun remède n'a été trouvé à ce jour.
Le 21 septembre dernier, l’association France Alzheimer avait profité de la de la « Journée Mondiale Alzheimer » pour demander aux pouvoirs publics la mise en place de « quatre mesures prioritaires » afin de permettre aux malades comme aux « aidants » de mieux vivre avec cette maladie.
Pou rappel, les quatre mesures réclamées par l'association étaient:
- La prise en charge du soutien psychologique aux familles de malades. Épuisement moral et physique des « aidants », confinement et solitude des familles, souffrance de voir s'effacer les liens affectifs avec un être cher, impossibilité d'assumer les conséquences matérielles de la perte d'autonomie d'un proche : le soutien psychologique est indispensable. Or, il ne fait à l'heure actuelle l'objet d'aucune prise en charge.
- La prise en charge des stimulations cognitives indispensables à l'équilibre du malade et à sa qualité de vie ainsi qu'à celle de sa famille.
- L'accessibilité pour tous aux accueils de jour : une véritable prise en charge financière de ces structures trop rares et d'un coût encore trop élevé à la charge des familles.
- L'augmentation des ratios de personnel, pour mieux prendre en charge les malades d'Alzheimer tout en créant des emplois. Il n'y a pas assez de personnels par rapport au nombre de malades d'Alzheimer dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). À l'heure actuelle, il y a en moyenne 4 membres du personnel pour 10 malades (ratio : 0,4). En présence de malades d'Alzheimer, ce ratio devrait être de 1, à l'exemple de la Belgique, de la Suisse ou de l'Allemagne.
Au rythme auquel évolue la maladie, vieillissement de la population oblige, il ne reste plus qu'à espérer que ces mesures prennent effet le plus rapidement possible. Les spécialistes estiment en effet que chaque famille française sera inévitablement confrontée un jour ou l'autre à l'Alzheimer. Il est donc impératif que des solutions soient mises place rapidement pour soutenir familles et victimes dans cette terrible épreuve.