De son côté, Force ouvrière (FO) n'a pas voulu participer à la signature de cet accord, considérant dans un courrier adressé en début de semaine à Laurence Parisot présidente du Medef, la veille de la date prévue pour la signature, que « le contexte actuel » ne permettait pas « de ratifier ce projet d'accord ». Et de préciser que « le plan national d'action proposé par le gouvernement déborde largement d'un projet d'accord et contient des dispositions qui affaiblissent ce dernier ou accentuent son déséquilibre. C'est par exemple le cas s'agissant de la suppression de la contribution Delalande, du tutorat après 60 ans ou du cumul emploi/retraite ». De plus, toujours selon FO « les dispositions prises par les pouvoirs publics avec le CNE, puis le projet de CPE (annoncé après la négociation) – deux dispositifs que nous contestons et dont nous dénonçons les dangers multiples – font clairement apparaître une prise en tenaille du CDI entre CNE/CPE et CDD seniors qui s'apparente alors à un contrat dernière embauche ». Et de conclure que le CDD senior n'avait été accepté que dans la « limite où il aurait été réservé aux titulaires de l'ASS ou du RMI ».
Quant à la CGT, dès novembre 2005, elle avait décidé de ne pas signer ce texte. Après consultation de ses organisations, le syndicat a considèré « que cet accord est loin de répondre aux problèmes posés ». Il entérine selon lui, « la création d'un contrat de travail spécifique pour les plus de 57 ans au chômage (sorte de contrat dernière embauche, CDE ou contrat "vieux"…), actant ainsi une nouvelle norme d'emploi précaire pour les seniors ».