D'un côté, il y a des propriétaires inquiets de laisser leur domicile inoccupé pendant leurs absences ; qu'il s'agisse de vacances ou de déplacements professionnels, le départ est rarement serein. Et pour peu qu'il y ait des animaux de compagnie, le problème se complique encore un peu plus. Partir en emmenant chiens et chats ? Souvent impossible. Le chenil ? Souvent un crève-coeur et surtout, une grosse dépense dès lors que l'on possède plusieurs animaux, ce qui est le cas de presque un tiers des propriétaires d'animaux familiers.
A l'autre bout du spectre il y a des « seniors », ces fameux « baby-boomers » de l'Après-guerre qui partent aujourd'hui massivement à la retraite, au total presque 20 millions de nos compatriotes. Ils sont encore jeunes, ils adorent voyager et ils sont libres de leurs mouvements : plus d'horaire de travail ni d'enfant à charge.
Mettre en relation les premiers avec les seconds relevait de l'évidence. Le « home-sitting », anglicisme qui désigne ce concept, littéralement « le fait de faire garder sa maison », est d'ores et déjà très en vogue outre Atlantique (États-Unis et Canada) ainsi qu'en Nouvelle-Zélande. Mais en France, le concept s'était moins développé, les Français hésitant davantage à confier leurs biens les plus précieux à des inconnus.
Pour Mariannig Ferrari, 47 ans, ex-consultante en recrutement et management, fondatrice de l'agence ilidor Sitters, « si l'on garantit aux propriétaires que la sélection des seniors, tout bénévoles qu'ils sont, obéit aux mêmes exigences de qualité que le recrutement d'un salarié pour le compte d'une entreprise, alors leurs réticences disparaissent ». .../...