Lorsque le corps est agressé par une bactérie ou un virus, il réagit en produisant des signaux d'alarme qui activent rapidement le système de défense non spécifique de l'organisme, l'immunité innée.
Ces signaux d'alarme, appelés cytokines, coordonnent la réponse immunitaire qui a pour but de détruire l'intrus. Mais les signaux d'alarme préviennent en parallèle le cerveau qui, à son tour, développe une stratégie de défense : elle se traduit par de la fièvre mais aussi par des attitudes de malade : troubles de l'humeur, perte de mémoire, sommeil, manque d'appétit, repli sur soi, etc.
Ces comportements sont commandés par l'action des mêmes signaux que ceux émis par le corps : les cytokines, qui agissent sur différentes structures cérébrales. Ces manifestations comportementales, réversibles à l'arrêt de la synthèse des cytokines, font partie de la stratégie de défense.
Pourtant, la synthèse de ces cytokines n'est pas toujours associée à un état de défense de l'organisme. Ainsi, chez certaines personnes vulnérables (malades sous traitement, personnes âgées dont le système immunitaire se dérègle avec l'âge ou personnes obèses), les signaux émis par l'activation du système de l'immunité innée est chronique : en faible proportion mais continue.
Cette activation prolongée, qui ne sert pas à défendre l'organisme, devient toxique pour les neurones et peut conduire au développement de troubles de l'attention ou à des situations dépressives plus graves. …/…