Lorsque « Sly » a proposé la réalisation d'un nouveau Rocky, sixième de cette série qui a démarré en 1976 (30 ans déjà !) les producteurs hollywoodiens ne se sont pas empressés de le financer. Toujours est-il que quelques mois plus tard le film est « en boîte » et qu'il sort pour Noël aux Etats-Unis.
« J'espère que les gens vont sortir de la projection en disant : finalement, ce film n'est pas si mauvais » indique l'acteur dans la presse américaine. Depuis ses débuts, entre victoires et défaites, Rocky Balboa est devenu un boxeur aux tempes désormais grisonnantes. Il est épuisé, lessivé, ruiné, veuf, etc. Mais il est toujours vivant. Il en veut encore. Il veut SA seconde chance et tenter une dernière folie, une dernière fois.
Toutefois, Stallone, l'« Etalon italien » comme il est surnommé aux Etats-Unis, ne présente pas son personnage comme un super-héros. Lorsqu'il reprend l'entraînement, Rocky sent le poids des ans pesé sur ses lourdes épaules. Lorsqu'il rejoue une énième fois la scène (mythique) de son footing qui se termine, comme à chaque fois qu'il se remet en course, en haut des marches du Musée des Beaux-arts de Philadelphie : il est épuisé, lourd, écrasé par les années de lutte, par la mort de sa femme, par ses échecs finalement plus forts que ses anciens succès. Il fait également quelques allusions –sur le mode humoristique- à certains problèmes physiques tels que la dysfonction érectile ou à quelques pertes de mémoire. .../...